Sophie et Alfredo BETANCOURT : en immersion sur la prochaine Gravel Tro Breizh

Elle écrit, lui photographie.
A eux deux ils forment un couple atypique et attachant.
Sur la French Divide en août dernier, ils ont vécu une aventure, leur aventure, à leur rythme. L’article paru dans le magazine 200, en est le témoignage : à lire dans le numéro 18 – automne 2018 et sur le blog d’Alfredo : https://spark.adobe.com/page/gU8KePpWmScPB/

Sophie et Alfredo seront au départ de la prochaine gravel tro breizh. En immersion, ils en tireront un reportage. Comme à leur habitude, Sophie à l’ecriture, Alfredo derrière son appareil.

Découvrez leur portraits en mot et en image, ainsi que quelques reportages réalisés lors de voyages et trips en bikepacking.

Enjoy ! Sophie et Alfredo, on est heureux et fier de vous avoir sur cette 2eme Gravel Tro Breizh

Mini interview de Sophie :

Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

En quelques mots, ok
Sur les paperasses je m’appelle Sophie Betancourt-Lemoine, J’ai 47 ans.
48 le 9 mai prochain, soit pendant la Gravel Tro Breizh, ce qui en soit me réjouit étant donné que les anniversaires sont des dates qui ne me disent pas grand chose.
Electron libre. Décalée en permanence et plutôt assez peu dans les gonds, je rêve d’une liberté qui se ferait principalement loin des règles, dans la cambrousse, en itinérance et à vélo.
J’ai pas mal bourlingué, poser mon oeuf n’est pas une nécessité absolue. Se poser manque de vent, d’éléments et de mouvement par définition.
En gros j’ai dû être un escargot dans une autre vie, ou un truc semblable, qui se déplace avec sa maison sur le dos au gré des chemins.
Voilà.
Une âme dont la principale préoccupation être d’être en accord avec son besoin de liberté et d’action.

Pas une quête. Un mode de vie –

Ah oui, je ne sais pas faire autre chose que ça: que d’être à vélo et que d’écrire ce qu’il se passe à ces moments précis. Une multitude de cellules qui pensent et cherchent la trace.

La Bretagne ça représente quoi pour toi ?

Beaucoup trop à en dire, beaucoup c’est déjà trop de mots, alors…
La Bretagne –
La Bretagne c’est une terre en mouvement perpetuel qui me poursuit depuis que je suis toute petite ( heureusement je n’ai pas grandi ! ).
J’y ai vécu une bonne partie des émotions qui définissent possiblement aujourd’hui ce besoin d’infini.
Je ne décrirai pas ses paysages époustouflants, ceux qui ne la connaissent pas les verront un jour j’éspère.
La Bretagne est un pays à elle seule. Une Terre à mériter. Séche et rude. Elle est « Les Eléments ». Air, Terre, Eau –
Je ne la contemple pas, en réalité elle m’enveloppe et provoque chez moi ce que provoque la montagne. Elle m’enivre et me fait prendre conscience de l’enfant que je suis toujours, minuscule et puissant. Elle t’écrase et te propulse en même temps.
Une terre de Druides et de mystère ( sans S).
Oui c’est ça. Un élément qui te fait comprendre pourquoi tu respires.

Comment envisages-tu ta participation à la 2nde édition de la GTB ?

Euh…Comme une première mdr !

En immersion.
Honnêtement, je n’ai pas de « plan » à proprement parler, par expérience je sais que à moins de se dire « je me prépare à fond – j’avance et je ne vois rien de ce qui se passe autour de moi  » il est difficile de se tenir à quelque plan que ce soit.
Ce n’est pas ma tasse de thé, pas vraiment compétitrice si ce n’est avec moi-même. Sans nul doute.
Il me semble que je vais vivre cette route et ces chemins avec une rage assez grande, de celles qui vous font sentir des choses rares. Envie d’être en apesanteur, de m’en prendre plein la gueule à tous les niveaux pour transformer ça en mots, ceux qui accompagneront les photos d’Afredo.
Je l’envisage comme un terrain de tous les possibles, sans oublier que ce n’est pas une ballade 😊

Team kouign amann ou team galette saucisse ?

Sans hésiter, team Kouign amann ( bon une galette de sarrasin au jambon je ne crache pas dans la soupe non plus ) mais ouais KA c’est trooooooooop bon.

Mini interview d’Alfredo :

Est ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

je m’appelle Alfredo Betancourt, mon n° de télephone est Kleber 01 41 03 … Blague a part, c’est ma mère qui m’a fait répéter ça quand j’était petit, et on habitait Paris, elle avait trop peur que on me kidnappe, tout ça pour dire que je suis né a La Havane, mais depuis tout petit je suis parti voyager, d’abord avec mes parents, après tout seul, à 23 ans je suis parti de Cuba et j’ai vécu au Brésil, aux USA, et en Europe en Belgique, en France et en Espagne, pendant tout ce temps la seule chose que j’emportait avec moi et qui m’importais vraiment c’était mon appareil photo et ma valise de négatifs, aujourd’hui j’ai toujours mon appareil photo, et je continue a voyager, mais depuis quelques années je le fais à vélo, donc, je suis un photographe qui fais du vélo, ou un photographe à vélo 😉

La Bretagne ça représente quoi pour toi ?

La Bretagne représente plusieurs choses pour moi, d’abord c’était un fantasme, je rêvais d’y aller, et j’avais la Bretagne des films et des peintres dans ma tête, il n’y a pas très longtemps on a eu la chance d’y aller en vacances en octobre, du coté de Pléneuf-Val-André, pas loin de ou ma moitié Sophie accoutumait passer ses vacances en tant que enfant…
vacances d’octobre égal presque personne sur cette nature sauvage et ces plages magnifiques, le paradis pour les yeux du photographe, Erquy, Cap Frehél, Saint Cast, Dinard et de l’autre coté jusqu’à Perros, plus récemment, en Mai dernier presque au même temps que la première édition de la GTB, nous avons cette fois fait du bike et du bikepacking depuis Bénodet en passant par Quimper, Douarnenez, la Pointe du Van, du Raz et descendu par la cote vers Bénodet, magnifique, je ne m’en lasse pas, en tant que photographe c’est comme trouver un vaste trésor a fouiller, et autant que être humain ce contraste entre la violence et la beauté brute de la nature, c’est impressionnant et magnifique, c’est une terre ou je me verrais bien vivre un jour.

Comment envisages-tu ta participation à cette 2ième édition de la Gravel Tro Breizh ?

D’abord, c’est trois défis en un pour moi, faire la GTB sur mon vélo en entier et dans les temps, photographier en immersion, capturer et partager, ce qu’on vit sur une telle épreuve, et le faire en duo, avec Sophie, ma compagne, que a son tour décrira, en mots, comment elle à vécu la GTB, on espère faire un bon mariage a la fin, entre les images et les mots, de la même façon que on l’a fait pour la French Divide l’année dernière. Coté vélo et matos, on a que un vélo, le même tout les deux, donc c’est simple, c’est notre vélo pour tout, GTB inclue, c’est des « tracteurs » Kona Unit tout rigides en acier, avec des pédales plates, et des gros boudins VTT, ou le plus high tech que on trouve ce sont les magnifiques sacoches faites sur mesure, par notre amie Lucy Rusjan, qui est une artisane hors pair et un être humain hors du commun. Coté « camping » bivy, sac de couchage et matelas, petit réchaud (27g) juste pour le cafe soluble le matin, et c’est tout, les habits ce sera la météo que dira lesquels on prends.

Team kouign amann ou team galette saucisse ?

Découverte dans notre périple en may dernier, sans aucun doute … kouign amann !!!

Allez plus loin…

https://www.facebook.com/alfredobetancourtphoto/

https://www.instagram.com/betancourtalfredo/

https://sophiebetancourt.wordpress.com/

Reportages…

Mon Chemin de Saint Jacques :
https://spark.adobe.com/page/MdK0taWu5M6io/

La prepa pour la French Divide, un tour en Suisse « pour aller voir Lael au départ de la Navad 1000 ». Jour par jour : https://spark.adobe.com/page/8BwLnETWXPhCB/

https://spark.adobe.com/page/njerqq4VLvV5z/

https://spark.adobe.com/page/Hjy6zXVNnKhDS/

https://spark.adobe.com/page/VQ9X61jOGgXua/

https://spark.adobe.com/page/T9e8KLstioAJo/